Fonctionnement de la rivière






























Les publications de l'Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques (Onema):



La Rivière





"Les services offerts par l'environnement ne sont généralement pas perceptibles par les pouvoirs publics et la société. Par exemple, c'est lorsque la qualité de l'eau se dégrade et qu'elle devient incompatible avec la baignade ou l'adduction d'eau potable que l'on mesure la valeur des services rendus par un cours d'eau en bon état" (ONEMA)

Le cours d'eau est un écosystème en perpétuel recherche d'équilibre avec les éléments qui l'entourent (berge, végétation, occupation des sols...). En voici quelques uns...



Le Bassin Versant
Un bassin versant est une aire délimitée par des lignes de crête, dans laquelle toutes les eaux tombées alimentent un même exutoire : cours d'eau, lac, mer, océan…. Pour faire simple c'est l'aire de collecte des eaux de pluie.
Chaque bassin versant se subdivise en un certain nombre de bassins élémentaires (parfois appelés « sous-bassin versant ») correspondant à la surface d’alimentation des affluents se jetant dans le cours d’eau principal.

La qualité d'un cours d'eau est le reflet de l'activité humaine sur le bassin versant...


La dynamique fluviale
Une rivière au cours de son cheminement va chercher à dissiper son énergie, soit par des dépôts soit par des érosions.
Elle va trouver son équilibre entre son débit liquide et son débit solide. On peut apparenter cela à une balance, comme l’explique la balance de Lane ci-dessous.
  - Si le débit liquide est plus important (période de crue par exemple) la balance est déséquilibrée, la rivière va donc chercher à s’équilibrer et donc elle va éroder pour compenser son manque de débit solide.
  - Si le débit solide est plus important, la rivière va s’équilibrer et va donc déposer les sédiments qu’elle transporte.
Le lit mineur des cours d’eau sous l’influence des débits liquides et des débits solides, est souvent en cours de remaniement. Des bancs alluviaux se forment et son remobilisés par les crues, des mouilles (partie profondes) se créent, de nouveaux bras se forment et d’autres sont abandonnés, les méandres se déplacent. L’évolution régulière de la morphologie des cours d’eau est appeler « équilibre dynamique » et traduit le fait que les cours d’eau « se porte bien». Ce processus de mobilité peut prendre beaucoup d’années sur certaines rivières, d’autres comme l’Adour son des rivières très actives à lit mobile.
Le fait d’avoir recours à des travaux comme, le recalibrage, le curage…, on déséquilibre le cours d’eau, on le prive de sa mobilité. Il va donc chercher à retrouver son équilibre.


Transport sédimentaire de la rivière :



Lit mineur/lit majeur
Le lit mineur est l’espace occupé par la rivière en tant normal. Il est limité par les berges.
Le lit majeur est l’espace occupé par la rivière en cas de crue débordante, c'est-à-dire lorsqu’elle passe au dessus des berges.




Les inondations
Le Gers a subi des inondations assez catastrophiques par le passé (1977,......). Elles résultent de conditions météorologiques exceptionnelles.
Ces inondations doivent rester dans les mémoires collectives.

Il faut savoir que les inondations sont des phénomènes faisant partie intégrante du processus de fonctionnement d’un cours d’eau (tous comme les périodes d’étiages d’ailleurs). Cela permet entre autres de recharger les nappes phréatiques et d’apporter des sédiments qui vont enrichir les sols.
Cependant elles peuvent êtres accentuée par différents facteurs : l'urbanisation (imperméabilisation des sols), des pratiques culturales limitant l'infiltration, ou encore la disparition des haies, ce qui a pour effet d'augmenter le ruissellement.
C’est pourquoi il est important de prendre en compte le facteur inondation dans la gestion d’une rivière. On n'habite pas un territoire à risques sans un minimum de contraintes et d'efforts, individuels et collectifs. Il faut trouver le juste milieu, de façon à permettre à la rivière d’avoir son « espace de liberté » tout en prenant en compte les activités humaines.

Traversée de Vic-Fezensac en janvier 2013


La continuité écologique
Les besoins vitaux des organismes aquatiques passent par différents habitats dans le cours d'eau, habitats d'alimentation, de refuge, de reproduction, de repos. Le fait d'avoir un obstacle en travers du cours d'eau, qui peut être par exemple un seuil, d'une taille ne permettant pas la libre circulation des organismes aquatiques, compromet leur cycle biologique et cloisonne le milieu. Il en est de même pour le transport sédimentaire qui est bloqué.

Ainsi ont pourrait définir la continuité écologique d'une rivière par sa capacité à assurer "une migration non perturbée des organismes aquatiques et du transport des sédiments".








Les autres composantes de la rivière

La ripisylve

Les poissons de nos rivières





Pour plus d'information sur les rivières: Onema, Agence de l'Eau Adour Garonne, Département du Gers.


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